Conférence musicale sur le jardin-forêt et la permaculture

J’ai composé des chansons pour apprendre sur le jardin-forêt et la permaculture, avec une pointe d’humour et d’auto-dérision.

J’en ai créé une conférence musicale d’environ 1h30.

Entre chaque chansons, j’apporte des explications plus précises sur les différents thèmes abordés dans les chansons.

La prochaine date prévue est le vendredi 10 avril 2026 à 20h30 au café associatif le Ricochet à Boên-sur-Lignon.

Vous aimez rire et avez envie de passer un bon moment le week-end.

Vous avez du mal avec les conférences purement théoriques.

Vous aimez la musique où les paroles ont du sens.

Alors vous êtes les bienvenues pour cette conférence musicale !

 

 

Un extrait du concert dans le Jardin-Forêt Seve à Challes-les-eaux proche de Chambéry (Savoie, 73)

Je vais réaliser cette conférence musicale dans différents endroits cette année. Si vous souhaitez que je le réalise par chez vous, n’hésitez pas à me contacter par mail : contact@permaben.fr

Ma vision

Légèreté

En régénérant un écosystème, cela nous apporte beaucoup de joie. Cela se traduit dans mes chansons. J’aime aussi transmettre le fait que le jardinage peut être considéré comme une activité enthousiasmante et non comme une corvée. Même le désherbage est agréable selon moi !

Sens

C’est génial de pouvoir se servir de la musique comme moyen d’apprendre et de se connecter à la nature.

Une invitation, une ouverture à créer et à jardiner

Je suis pas un professionnel de la guitare, j’estime avoir de bonnes bases. Cela me suffit pour pouvoir concevoir des chansons et ce mini-concert. Je pense que mon chemin peut aussi inspirer d’autres personnes à oser créer.

Enfin, bien évidemment, c’est aussi une invitation pour jardiner, d’une manière confortable, écologique et régénérative.

Aperçu :

Je vous partage ci-dessous le début de ma conférence musicale. Les paroles de mes chansons sont disponibles en bas de page.

La première chanson que je joue c’est la chanson des définitions. C’est là dernière que j’ai composée, car j’estimais qu’il me manquait une chanson pour définir les bases de ma conférence. 

Avant je le faisais en parlant, mais avec cette chanson, c’est tout de suite mieux !

C’est pour cette raison que dans le refrain, je dis « c’est la chanson des finitions ».

Ca demande un peu d’attention pour bien tout comprendre !

La permaculture est l’art de se nourrir avec la nourriture que l’on cultive, construire avec les matériaux qui nous entoure, comprendre la nature, l’écouter, et communier avec chaque être humain, chaque animal, chaque plante et toute autre forme de vie.

Introduction à la chanson « Les stratas »

Chanson suivante, les stratas, les strates d’un jardin-forêt. « stratas » en anglais », « Stratas » car ca rime dans la chanson.

Emergente, haute, moyenne et basse, voilà les stratas

Elles correspondent aux différentes hauteurs de plantes dans un jardin-forêt ou du moins à leur besoin en lumière. Vous allez le comprendre dans ma chanson.

Un jardin-forêt, c’est un jardin où on associe des très grands arbres, avec moins grands, des moyens, des petits arbustes, et des plantes basses.

Ils se superposent, on appelle ça la stratification.
On souhaite récolter des fruits à pépins, à noyaux, à coques, des baies et des légumes.
On cultive ça associé à des plantes dites de biomasse que l’on taille régulièrement pour pailler, assurer l’autofertilité du jardin, accélérer la croissance des plantes et avoir un écosystème sain et abondant. Rien que ça, mais il faut bien tout dire !

Pas d’engrais pétrochimiques, pesticides ou autre produits de synthèse.
L’écosystème va se réguler de lui-même, encore faut-il accepter de partager une partie avec toute la merveilleuse vie qui y habite.
En syntropie, on classe les plantes par besoin en lumière et non pas par hauteur (pas hyper intuitif des fois mais c’est comme ça). Par exemple, le maïs, l’arbousier (un arbuste épineux à baies oranges riches en vitamine C) et le cerisier sont tous les 3 des émergents, mais ils n’ont pas la même hauteur. Par contre ils ont le même besoin en lumière, le plein soleil.

La différence c’est qu’ils ne sont pas dans le même stade de succession. Le maïs est au début, l’argousier vient ensuite et enfin le cerisier.

C’est une chanson que j’ai composé avec l’intention de citer beaucoup de plantes dedans, car j’ai remarqué que ca faisait beaucoup rire les personnes lors d’impros que je faisais. (Bon normal aussi car je prenais aussi la voix de Doc Gynéco aussi, va savoir pourquoi, je suis un peu clown sur les bords).
Pour moi, cette chanson est vraiment un hommage aux plantes, en mode rap/slam. Un nouveau style, le rap syntropique !

Allez c’est parti !

Il est fort possible que le refrain soit gravée dans votre mémoire quelques jours, ca arrive assez souvent …

Bon je vais vous expliquer ce que sont les quelques arbres que j’ai cité et que vous ne connaissez peut être pas. J’ai parlé de trois arbres émergents peu connus et qui poussent chez nous.
Le pin pignon, facile c’est l’arbre à pignon de pin pour le pesto ! Qui pousse plutôt dans le sud.

Le pacanier, l’arbre à noix de pécan qui peut être acclimaté chez nous.

Le coquito du chili : un palmier qui résiste à -15°C et qui produit des petites noix de coco, mais le petit fruit arrive au boût de 50 ans ! Alors plantons le maintenant dans les écoles pour les générations futures !

Petite aparté pour le « abats moi ce frêne » un peu agressif peut être, d’abord on demande avant de couper un arbre, puis on vérifie que ce soit la bonne lune (lune descendante souvent). Oui vous pouvez communiquer avec un arbre, lui demander l’autorisation d’intervenir, et être à l’écoute de vos ressentis. Et si vous avez bien suivi, il sera remplacé par d’autres arbres fruitiers, il aura joué son rôle.

J’en profite pour expliquer que ces frênes, sureau, saule, peuplier, ces arbres à biomasse, sont taillés en tétard ou aussi appelés « trogne ». C’est à dire qu’on leur coupe la tête à 2, 3 ou 5m de hauteur et les branches repoussent à cette hauteur. On dépose ce qu’on a taillé au sol et on gère ainsi les besoins en lumière de notre jardin. Un peu radical, mais c’est comme ça que je procède pour l’instant. Pour info, certains arbres tétards vivent parfois plus longtemps qu’un arbre non taillé.

Introduction avant la chanson « Au commencement »

La prochaine chanson que je vais vous jouer, c’est la 1ère chanson pédagogique que j’ai créée. Elle s’est composée très rapidement, bon à l’époque je faisais pas de rimes.

On a un refrain en anglais que je vous traduis ici !

« Permaculture teachings », les enseignements de la permaculture.
« Syntropic teachings », les enseignements de la syntropie.

« Nature teach us », la nature nous enseigne.

La chanson s’appelle « Au commencement », elle nous apprend une technique pour commencer un jardin-forêt à partir d’une prairie,
Nous cultivons les fruitiers et les légumes avec le sol couvert d’un paillage, ou plutôt d’un mulch.

(J’aimerais créer une chanson sur le mulch, mais ce n’est pas fait !)
Mulch, qui signifie couverture du sol, est un mélange de carbone et d’azote. On trouve majoritairement du carbone dans la paille, le foin, le bois broyé, ou bien des branches grossièrement découpées à la machette. L’azote est obtenue lui plutôt avec du fumier, des plantes vertes, ou des restes de cuisine.

Tout ça, ça nourrit, ça se décompose, ça composte en surface.

Alors pour commencer, on va récolter et concentrer le maximum de mulch sur notre jardin. On fauche les herbes quand elles sont au plus haut et on les rassemble sur des lignes où nous cultiverons. On peut aussi cultiver en arrondi, mais les lignes c’est plus simple à gérer.

Il y a différentes herbes dans une prairie, des petites, des moyennes, des hautes.

Plus on fauche tôt, plus on favorise les herbes petites. A l’inverse, plus on fauche tardivement, plus on favorise les herbes hautes. On leur laisse le temps de s’enraciner et se développer de plus en plus chaque année. Oui vous avez bien entendu, on va avoir des herbes de plus en plus hautes chaque année, mais ça veut dire plus de paillage et c’est ce qu’on veut.

De plus, quand on taille/fauche des plantes, elles sécrètent des hormones de croissance aux plantes autour (via les racines).

Bon par contre, ca surprends mes voisins car ils se disent que je n’entretiens pas mon jardin. Et bien si, c’est juste que je fauche tardivement en juillet !

J’ai appris ça avec une vidéo de Scott Hall, un australien en 2022. Ca m’a tellement inspiré qu’il fallait que j’écrive une chanson !

Bon, vous êtes assez équipés maintenant pour comprendre la chanson. Il y a d’autres détails que je vous expliquerai après.

« Co-évolution bro ». Petite traduction, car je mets des mots en anglais dans mes chansons.
Co-évolution brother, frère car les plantes et les animaux ont coévolués ensemble. Les animaux mangent des plantes, taillent des branches même. Les plantes se sont adaptées pour pouvoir survivre à ces attaques.
Je dis aussi « C’est comme ça qu’ça a avançé », c’est pour dire qu’on avance dans la succession.
C’est un grand principe de la syntropie, accélérer la succession écologique.

Les plantes évoluent au cours du temps quand on laisse faire la nature, on passe par un stade de friche, puis on va vers la forêt. Nous on cherche à accélérer ce processus de régénération.
Pour cela, on plantes des pionniers (les sureaux, saules et peuplier qui poussent vite et se bouturent facilement).

Voilà un petit aperçu de ma conférence musicale !
Pour poursuivre l’aventure, planifions une date en me contactant sur contact@permaben.fr

Paroles des chansons :

Parole de « la chanson des définitions »

Couplet

La permaculture
C’est l’art de concevoir des modes de vie autonomes en nourriture
Et en matériaux,
Tout en respectant les grands principes définis là-haut.

La syntropie,
C’est tendre des systèmes de plus en plus complexe,
De la biodiversité qui nous entoure mais aussi,
De l’infinie profondeur de nos êtres, complexes, complexe.

La syntropie
Elle va de paire avec l’entropie.
La tendance des systèmes à se simplifier, en d’autres termes
C’est quand tout est perturbé.

Par exemple,
C’est quand nous venons tailler et faucher.
Mais la nature est encore plus ample
Tempêtes, sécheresses, inondations, vous dynamisez.

Dans les tropiques,
L’année qui suit une tempête
On a une grosse production de fruits, c’est magique.
Après perturbation, c’est l’abondance et la fêêête.

C’est comme dans notre vie,
Chaque évènement difficile nous apprend, nous enseigne.
Nous renforce, nous apporte de l’harmonie.
Tout ça seulement si on est à l’écoute de nos soucis.

Refrain (en boucle)

C’est la chanson des définitions
C’est la chanson des finitions

Parole de la chanson « Au commencement »

Refrain

Permaculture teachings yeah
Syntropic teachings yo
Nature teaches us

Couplet 1

Allez viens j’t’explique comment ça a commencé ouais
Pas besoin d’grand chose pour régénérer l’paradis ouais
D’abord, laisse pousser les hautes herbes yo
Le plus haut que tu peux
Alors patiente, patience
Laisse pousser plus haut que tu n’le sentes
Quand c’est au plus haut, qu’ça commence à tirer la tronche, c’est l’moment
Vas-y fauche, fauche, fauche, Fauche avec ta faux
Ou bien ta débroussailleuse, à lames, à lames, à lames
Fais le avec amour
T’façon t’inquiètes, les plantes ont l’habitude
D’être broutées, pâturées … régénérées
Co-évolution bro
Le plus t’auras patienté, le plus t’auras régénéré, c’est comme ça qu’ça a avancé ouais
C’est les herbes hautes, qui se sont enracinées
Et c’est r’parti de plus belle, Les hormones sont sécrétées,
Hormone de croissance yo ouais
C’est tes patates qui vont pétés c’t’année

Refrain

Couplet 2

C’est l’moment d’prendre ton râteau, ton râteau à feuilles yo
Rassemble moi tout ça sur une ligne
Concentre-moi toute cette énergie
C’est l’moment d’planter les pionniers ouais, Sureau, saule et peuplier
Bouture, bouture, bouture, sème, sème, sème, sème
Sème tout ce que tu aimes ouais
Une fois qu’t’as mangé, ta pêche sous l’pécher,
Vas-y va semer

Refrain

Parole de la chanson « Les stratas »

Refrain
Emergente, haute, moyenne et basse, voilà les stratas

Couplet 1
Stratification ouais !
Allez j’commence, j’te présente les émergents
Les plantes qui ont besoin du plein soleil,
T’en fais parti ? Hey ca m’étonnerais ouais
C’est l’maïs, le sorgho, le tournesol
Mais aussi les pionniers, frêne, peuplier et argousier
Sans oublier les noyers, les poiriers, les cerisiers
Alors rappelle toi pour classifier en syntropie, c’est pas la hauteur qui compte,
Mais bien le besoin en lumière ouais,
On a tous besoin d’cette lumière à l’intérieur ouais
Et pourquoi pas, les pins pignons, les pacaniers, les abricotiers, les coquitos du chili, place à la diversité !
Au passage, un gros big up à tous les enfermés dans des pots
On va vous libérer ouais, vous inquiétez pas !

Refrain

Maintenant j’te présente la strate haute
Les plantes qui tolèrent une ombre légère
Au commencement, ce sera les tomates
Et ouais tu pensais pas hein ?
Mais aussi les courgettes
Puis viendront les framboisiers
Et pour terminer les pommiers, les plaqueminiers, les kakis ouais
Et la vigne, ouais, vis la vigne, vis la vigne à fond gros yessaï
Les pruniers, les noisetiers
Tout ça sous l’ombre légère, des émergents
Alors stratifie, ouais stratifie

Refrain

Alors si t’as bien suivi
On va passer à la strate moyenne
Les plantes de mi-ombre
Et là ya du monde ouais
Parce qu’on a qu’un seul mot pour l’ombre
Mais il y a bien un millier d’ombre différente (big up aux inuits !)
Et là j’passe un mot
Pour les laitues, les patates
Puis ce sera les cassissiers, les groseilliers, et les groseilles à maquereaux ouais
On espère qu’elle produiront toujours à terme, ouais
Et les casseilles, pourquoi cet accent de Marseille ?
Enfin, on aura les pêches et la pêche qui va avec.
Alors regarde bien autour de toi,
Et observe les plantes qui fructifie à l’ombre
Et quelle densité d’ombre ?

Refrain

Et pour finir, la strate basse
Là c’est important, c’est les légumes qu’on consommera à terme, à l’ombre dans le jardin-forêt,
Alors bien sûr, un reset est possible,
Tout coupé, repartir de zéro, sur les plantes de plein soleil
Mais bon Dieu, c’quon est bien à l’ombre.
Alors j’en place une pour l’ail des ours, la rhubarbe, l’épinard du Caucase.

Refrain

Alors pour résumer, ton jardin il ressemblera à ça les premières années
Laitues, tomates, maïs
puis on passera sur des groseilliers, framboisiers, cassissiers, frênes et argousiers
Puis abats moi ce frêne et laisse place aux péchers, pommiers, cerisiers, noyers et poiriers !
L’ail des ours, la rhubarbe, l’épinard du Caucase,

C’est du rap syntropique, Rhaaaï ca pique
Fourré dans les épineux, AUBEPINE, PRUNELLIER, RONCE et EGLANTIER Yayaya le Cynorrhodon ouais
Refrain

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